Par Sabine du blog Rock’n'fool en carte blanche à partir d’aujourd’hui !
A peine arrivée à la Rochelle, direction St Jean d’Acre. Pas le temps de souffler ou de faire une sieste, il y a Julien Doré sur scène. Il est le deuxième artiste de la soirée. Pour moi c’était The artist à ne pas louper. Le jeune homme a délaissé la veste à paillette pour le blouson en cuir, et le head band fleuri pour des yeux soulignés au khôl noir. L’influence de Pop Redemption ? Ce film dans lequel il joue le rôle d’un leader rock satanique.
Sur scène, Julien Doré c’est tout un spectacle, ou l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Showman hors pair, performeur incroyable, il capte toute l’attention du public. Il aime en faire des tonnes, le garçon, d’ailleurs il le dit dans l’une de ses chansons et on stage, c’est pareil. Il grimpe sur l’échafaudage, saute et court de partout, et n’hésite pas à aller au plus près du public. Très près. Tellement près qu’il donnera son micro à une personne dans l’assemblée pour chanter le refrain de son tube « Les Limites ». Manque de pot, c’est sans doute la nana qui chante le plus faux du monde qui s’en saisira. Les spectateurs sont morts de rire. Julien Doré aussi. Un concert du garçon c’est ça, un gros bordel organisé ou tout le monde participe, comme sur « Kiss Me Forever ». Le chanteur demandera au public d’exécuter une mini-chorégraphie sur le titre. Easy la choré : il suffit de lever les bras à gauche, puis à droite, et ce, seulement pendant le refrain. C’était assez beau de voir la quasi-totalité des spectateurs s’exécuter ! Entre deux morceaux de douce folie viennent s’intercaler de beaux moments poignants, « Bleu Canard » est l’un d’eux. Après une longue introduction instrumentale, Julien Doré entonne les paroles de la chanson. Frisson dans mon dos. Tension sur le visage de Julien qui agrippe son micro et fixe l’horizon. Le morceau commence assez doucement et monte en puissance pour finir en véritable explosion. Le public est conquis. Pour finir son set, Julien Doré fait le pari de finir sur note plutôt mélancolique. Histoire de faire bien redescendre la pression. « Glenn Close ». Une chanson triste, qui va calmer l’assemblée. En gros, ça parle de cette situation assez complexe dans un couple où le dialogue est quasi-inexistant. Julien attrape sa guitare, et c’est parti pour une complainte triste. Sur l’album Bichon, « Glenn Close » est ma chanson préférée, je suis sans doute capable de l’écouter dix fois dans la même journée et verser ma larme au refrain. D’ailleurs, on guettait le moment où lui allait verser sa larme. Je me rappelle encore l’avoir vu s’effondrer en direct-live pendant le titre à l’Olympia en octobre dernier. Cette fois, ce n’était pas le cas. Mais, c’était quand même très émouvant. C’est sur cette note mélancolique que s’achèvera le concert.
