Chroniques — juin 19, 2012 9:32

Soko : Le retour de l’enfant du folk

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Il y a des artistes qui, quoi qu’ils fassent, aspirent à la réussite. Que ce soit dans la chanson, dans la mode, ou encore dans le cinéma, tout leur va comme un gant. Et je ne vous parle pas de piston ou de promotion canapé, mais bel et bien d’une fibre artistique rare et séduisante. Comme Obélix et sa potion magique, Soko a elle aussi, dans sa jeunesse, dû tomber dans une marmite artistique dont elle seule à le secret.

Il y a 5 ans, Soko explose par le biais des réseaux sociaux, avec son titre « I’ll Kill her », qui lui permettra de jouer dans le monde entier. Ce titre, fera en effet, en seulement quelques semaines, le tour de la planète radiophonique. A cette époque, tout le monde se dispute alors Soko et son folk intimiste. C’est la révélation, l’artiste du moment ; une artiste comme on les aime, forte tête, quelque peu rebelle et surtout hors des clichés médiatiques. Avec comme seul bagage un EP 4 titres tiré en 1000 exemplaires, la jeune artiste joue alors sur les plus grandes scènes entre 2007 et 2008, en France et à travers le monde. En 2009, elle joue en Australie devant plus de 15000 personnes, avant de disparaître de la scène médiatique, pour trois longues années. Alors en exil à Los Angeles, elle dit préparer un album et fuir un monde devenu trop oppressant.

Pendant ces 3 dernières années, pas d’actu musicale donc, mais du cinéma ; une passion qui ne l’a jamais quittée et un monde qu’elle côtoie depuis 2002. Citons « Madame Irma » de Didier Bourdon ou encore « Dans les Cordes » de Magaly Richard-Serrano. En 2010, Soko est même nommée pour le César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans « A l’origine » de Xavier Giannoli, aux côtés de Gérard Depardieu notamment.

Puis, et contre toute attente (son album étant annoncé initialement pour 2009), Soko revient, et sort, en février 2012 (enfin, diront ses fans), son premier album : «I Thought I Was An Alien». Un album sincère, sans sophistication et à l’instrumentalisation minimale, à l’image de son auteur. Tout un monde sans tapis rouge dans lequel, si l’on tombe, on reste amoureux et envouté. La musique de Soko semble volatile, éphémère et touchante, à l’image d’un poème improvisé. Difficile de savoir sur quoi cette osmose tient et nous tient. Ça dépasse le personnage, c’est presque plus une histoire de musique. Mais qu’importe, quand Soko chante ça fait du bien, ça donne un goût à la vie, parfois sucrée comme une barbe à papa, parfois piquante comme un bonbon acidulé ; mais jamais sans saveur.

Alors quelle classe de retrouver Soko sur scène, et qui plus est avec de nouveaux titres. Ce sera aux Francos, et vous l’avez bien compris, ce sera beau et fragile, et donc à ne pas manquer le dimanche 15 Juillet !

 

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