Lundi 21 mai, la compagnie Les Tistics jouait son spectacle « Les Franglaises » pour la première fois sur la scène mythique de l’Olympia. Drolatique, ils ont titillé les zygomatiques d’un public joueur et venu en nombre découvrir ce projet unique et original. Moi, j’ai eu un sentiment. Que lundi soir, c’était un bon soir.
Les Tistics, on vous en a déjà parlé ici puisqu’ils sont programmés sur la scène du Grand Théâtre, aux Francofolies, le 12 Juillet prochain ! Petite piqûre de rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi, cette compagnie de 12 artistes et amis a monté il y a quelques années « Les Franglaises ». Le concept ? Reprendre des tubes anglo-saxons connus de tous et les réinterpréter dans la langue de Molière ! Ce qui rend la chose bien cocasse c’est que ces chansons sont traduites à la manière des traducteurs automatiques qui affluent sur le net et qui nous font parfois dire des choses, un peu étrange…
« Il faut commencer », tube du groupe « Les Pois aux Yeux Noirs », lance la soirée de cette troupe aux chemises blanches et cravates noires. Derrière eux, aucune bande son. Ils chantent et jouent en live avec : guitares acoustiques, basse, cajón et tantôt trombone, melodica et mini-xylophone. Jonathan, parfait meneur de jeu, annonce la couleur : « C’est l’heure de découvrir ce que vous chantez ! « . Aïe.
Bon là, grande difficulté… je ne peux pas vraiment vous révéler les titres revus à la sauce Tistics sinon, ça serait de la triche puisque, oui, vous ne pourriez plus vraiment participer au jeu ! Le texte traduit est récité sans musique jusqu’à ce qu’une personne du public trouve la version originale. Certaines personnes se trompent et là aussi, ça devient plutôt drôle notamment grâce aux terribles réparties de Jonathan. « Si je vous dis : Yo, Yo…« , « 50 centimes« , crie-t-on dans le public ! Et pour le texte qui commence par « Ce soir… », un homme commence à chanter Françoise Hardy « Ce soir, je serai la plus belle pour aller danser !« , faisant rire une bonne partie du public. Un peu à côté de la plaque malgré tout puisque les titres originaux sont anglophones.
Alors oui on rit, pour les chorées parfois franchement bidonnantes. La mise en scène est parfaitement cohérente avec la traduction des chansons choisies. La troupe n’hésite pas d’ailleurs à rendre hommage à leurs premiers interprètes par quelques clins d’œil chorégraphiques comme sur ce cher Michel… Jackson.
Mentions spéciales au tube « Georgette » de Ray Charles, les cheveux dans le vent fait maison, les chorées, le solo de melodica, le parapluie, la version western de « Donne-moi, Donne-moi, Donne-moi » et ses portes du saloon… mais le mieux, c’est de le voir ! Par contre, je tiens quand même à vous prévenir, après cela, vous n’écouterez plus nos chers tubes anglo-saxons de la même façon…
Tels des patineurs artistiques, une partie du public de l’Olympia leur lance quelques roses en guise de félicitations, les autres tapent du pied et lancent quelques « ouhouh »… En ce moment, à Cannes, des films en compétitions se font applaudir pendant de longues minutes, eux aussi…
Et pour vous donner une idée :
Vu aussi en première partie : Léa Bulle qui a sorti récemment son premier EP, disponible bientôt en téléchargement légal. Pour découvrir son univers : noomiz.com/LEABULLE

