Live Reports — mai 10, 2012 4:05

Benabar @ Printemps de Bourges

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Bénabar arrêtait sa tournée, déjà bien entamée, avec « Le Bénéfice du doute » au festival Le Printemps de bourges (18) qui débutait, lui, la saison des festivals. Le public amassé sous le chapiteau du Phénix venait tout juste d’être bien échauffé par Brigitte (qui t’a envoyé en fin de set une reprise plus que costaud de « Eye of the tiger » !)

Sachez que ce soir là, j’étais quand même raccord. Mon stylo, récupéré lors du concert de Thomas Dutronc, est signé « Infréquentable », dernière tournée de Bénabar.
Un rideau blanc sépare la scène en deux. Bénabar, veste et t-shirt noir associés à un pantalon mauve, entre en scène avec « Quelle histoire » dynamisé par un banjo et un harmonica. Le rideau blanc, derrière lui, cachait bien des choses… Sur « Infréquentable » celui-ci tombe et dévoile le reste de son band : une section cuivres et deux choristes, sur une plateforme en cubes, aux humeurs colorées changeantes et un rideau de petite loupiotes. Ils sont désormais douze. L’artiste occupe l’espace et se met déjà à danser sur le titre « Ou t’étais passé ? ». Ses choristes (Nathalie et Valérie) aux jupes printanières se lancent dans une choré funky. L’ambiance est bon enfant. Bénabar, autant que ses musiciens, font le show. Le public s’improvise choriste sur les « Pas du tout » ou sur les « J’temmerde » libérateurs de «Politiquement correct», dédicacé aux rebelles de salon. Ambiance presque fanfaresque sur « Y’a Une Fille Qu’Habite Chez Moi », lui saute, les choristes lancent des « héhéhéhey » alors que les baguettes frottent les caisses de la batterie. Dans le public, les jambes ne tarderont pas à gigoter. Solo de basse sur « Moins vite », ils se lanceront ensuite tous dans une choré de lampes halogènes sur l’introduction de « Quatre Murs Et Un Toit », l’un des succès de son précédent album.

Plein d’auto-dérision, il jouera l’angoissé lorsque le public se met à applaudir Denis Grare, son accordéoniste, qui l’accompagne sur la valse musette « Le 115″, tiré de l’album « La p’tite monnaie » : « je n’aime pas qu’on applaudisse quelqu’un d’autre ». Là, le silence est de mise, derrière lui le rideau se referme, on l’écoute. Sur « Dis Lui Oui », les arrangements se font presque jazzy et la batterie chaloupée sur le final. Bénabar traverse la scène en sautant, son énergie est communicative et le public tape dans ses mains. La flûte se fait champêtre sur « Berceuse » où il joue le père qui essaye (désespérément) d’endormir son  bébé et qui là aussi se terminera en fanfare, improvisée sur le devant de la scène par les musiciens : joyeux bordel ! Pour le morceau « A Not’ Santé », revu avec de la réclame parce que « c’est la crise », tous les musiciens le rejoignent avec de mini-instruments (yukulélé), version récup’ aussi (une poubelle, une boîte de céréales en guise de maracas, une poêle…)  Sur le dos de son T-shirt se dévoilera un petit logo jaune Mc Do et il glissera de temps à autre quelques clin d’œils à des pubs de grandes enseignes (Findus, Ikéa…) A côté de moi, on lance « c’est excellent » ! Instant zygomatiques, oui.

Florilège de tubes pour la fin du set avec « Les râteaux », son air faussement mégalo et ses jeux de mots : « c’est très salissant l’amour propre ». On chante les paroles du « Diner » par cœur. Sur « L’effet Papillon », un petit souffle printanier fait bouger les têtes et le public improvise des « lalala ».
L’artiste saltimbanque ne se fait pas prier pour le rappel : « Les Épices du Souk du Caire ». Là, on se dit que Bénabar sur scène, c’est avant-tout du spectacle. L’effet Bénabar, c’est à vivre aux Francos, le 11 Juillet !

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