Par Louise R.
Jeudi 19 avril. La Rochelle. 19h32. Esplanade Saint Jean d’Acre, à la porte du Chantier des Francos.
Un plateau d’huîtres, à moitié vide. Je saute sur l’une des survivantes.
Quelques minutes plus tard… mon estomac est iodé et mes poumons sont remplis d’ions négatifs. Ça ne peut qu’aller bien. Arrivée de Christophe Gendreau (Wriggles), intervenant scénique de cette nouvelle semaine de travail au Chantier qui accueille Christine & The Queens et Marshmallow.
Une poignée de personnes avaient fait le déplacement pour servir de « cobaye« , avant le showcase final qui prendra lieu le lendemain, en public. Christophe nous invitera à donner notre avis sur le set des deux artistes présents, « le temps d’une huître » (j’avais mangé l’avant-dernière…)
Soirée gourmande donc.
C’est la troisième fois que je vois Christine & The Queens sur scène. Cette-fois, elle descend d’une sorte de plateforme noire. Derrière elle, un écran blanc, objet de quelques nouveautés. Elle apparaît toujours vêtue de sa veste de costard noir, ses chaussures à paillettes dorées et son cerf-tête (en forme de cornes de rennes) Deux projecteurs, installés de chaque côté de la scène, dessinent l’ombre de sa tête, sur deux des murs qui l’entourent. Après un bonsoir presque royal, elle annonce : « Je suis 5 personnes à la fois ce qui me rend extrêmement séduisante… » Son boy friend John (représenté par des ciseaux), est aussi de la partie. Sur « Be Freaky », elle remonte sur la plate-forme, danse, fait tomber son cerf-tête sur les yeux, lâche ses cheveux. Le rythme orageux de « Narcissus is back » gronde dans la salle du chantier. Christine se plante devant la mini-caméra qui la filme en direct. Narcisse est de retour oui. Elle semble se regarder dans un miroir. Son image apparaît démultipliée sur l’écran : accompagnée de ses reines sans doute. Elle descend dans le public l’air interrogateur sur la phrase « Can you see my heart ?« , sur fond de lumières rouges. Dernière chanson… »Kiss my crass » ! « J’ai oublié de te dire quelque chose, il faut que je t’en parle », nous confie-t-elle : « je ne me lave pas« . C’est dit. On reconnaît bien là l’humour trash et décalé de Christine & The Queens. Ne vous étonnez pas si le refrain vous reste en tête. Elle termine sur l’aveu cyclique : « Christine est sale » … pour lui passer un savon, rendez-vous le 12 Juillet !
Marshmallow. Ils sont 4 sur scène : Fred (Guitare et chant), Fabien (Guitare), Julien (Basse) et Pierre (Batterie). Une voix éraillée au service de pop songs aux accents britanniques mais toujours chantés en français. D’entrée de jeu « A l’heure d’été » et son refrain beatlesien ponctué de « papapapapa », nous font oublier le temps quelque peu maussade du moment… Le soleil et autres humeurs estivales sont souvent mises à l’honneur dans leurs textes. Tiens d’ailleurs, petit cours de météorologie avec le chanteur Fred (qui ne manque pas d’humour d’ailleurs) Combien font 50 degrés Celsius en degrés Fahrenheit ? …123 ! La chanson annoncée »123 degrés Fahrenheit » fera grimper le mercure avec son riff de Gibson entraînant. « La réalité », reprise d’Amadou et Mariam, version pop-rock et agrémentée de chœurs parfaits entre les 4 garçons. Ambiance slow aussi avec une guitare plutôt langoureuse. Une histoire de premier de l’an où la femme de sa vie s’en va avec « un clown »… Une autre ballade retiendra aussi l’attention (malgré le titre que j’aurais oublié, oups) avec cette phrase : « La vie est belle en l’ignorant ». Marshmallow, une gourmandise pop à se permettre aux Francos, le 13 juillet prochain !
Et aussi : Maïa Vidal et Cabadzi, vus par le bloggueur Léo Ortuno
Vendredi 30 mars. J’avais pour la deuxième fois rendez-vous dans la salle du chantier des Francos. Au programme du jour : Cabadzi (un groupe que j’avais vu à la fin de sa semaine de coaching il y a un peu plus d’un mois) et Maïa Vidal, une jeune chanteuse accompagnée de deux musiciens.
C’est Cabadzi qui entre en scène à 20h30. La scène est plongée dans le noir, les membres du groupes émergent un à un de la foule. Quelques staccatos (notes courtes) à la guitare et au violoncelle, et se dévoile, dans une ambiance tamisée, la scène sur laquelle notre regard restera fixer pendants plus d’une heure. C’est ainsi que nous découvrons les multiples caisses de bois marquées de la belle enseigne ‘Cabadzi’ servant fièrement de support à quelques instruments.
Comme au concert précédent, l’homme, dans l’ombre, au fond de la scène nous fait languir avant de dévoiler son beatbox toujours aussi parfait. Ceci n’est pas encore suffisant pour emporter le public dès le premier morceau. Il faudra attendre les suivants avant qu’il ne soit définitivement conquis.
Le chanteur impressionne toujours autant par sa présence scénique. Les morceaux s’enchainent et avec eux, de nombreuses émotions. J’ai remarqué l’existence d’un petit clavier, passé complètement inaperçu la fois dernière. Plusieurs sonorités en sortent, allant de la basse jusqu’au piano ‘traditionnel’ (malheureusement il était parfois trop inaudible quand il était présent…)
Malgré une participation plutôt timide du public, c’est lors du dernier morceau que Cabadzi, descend de la scène et vient jouer parmi nous, moment inoubliable. Les membres du groupe fixaient tour à tour le public, fasciné. Certains ont même dansé avec eux.
Maïa Vidal prend la suite. On est directement plongé dans un univers enfantin. Des ampoules décorent la scène et les instruments ressemblent à des jouets : petit piano rouge, xylophones de toutes les couleurs… Durant l’ensemble de la prestation, j’ai eu l’impression de suivre l’évolution de la vie d’un enfant. Le concert commence en douceur, Maïa Vidal nous berce de sa voix et nous livre une pop d’une poésie sans nom (évoquant pour moi le stade de la petite enfance). Peu à peu, le rythme se fait plus soutenu, les accords de guitare plus bruts, presque rock, comme si cet enfant grandissait au fil des morceaux. Pour accentuer cet effet, la partie rythmique aurait pu être un peu plus soutenue.
Un autre point bluffant : la richesse de sa musique. Maïa Vidal est accompagnée de deux multi-instrumentistes, qui se partagent au total presque dix instruments ! En fermant les yeux, on pourrait penser que sur scène, tous ces instruments se côtoient. C’est presque magique, à l’image du monde imaginaire de l’enfant !
Encore une fois, je suis sorti du concert, comblé, et avec des nouvelles résolutions plein la tête. Oui, maintenant grâce à Cabadzi « je n’aime plus Noël ». Je cherche également toujours les sept musiciens imaginaires lors du concert de Maïa Vidal…
On en profite pour vous faire découvrir son nouveau clip : « Follow me » !


